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BTP CÔTE D’IVOIRE – Découvrez Gregorie Schwebig, Fondateur de Haussmann Group,convaincue par le potentiel de l’immobilier en Afrique de l’Ouest, ouvre un bureau à Abidjan
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BTP CÔTE D’IVOIRE – Découvrez Gregorie Schwebig, Fondateur de Haussmann Group,convaincue par le potentiel de l’immobilier en Afrique de l’Ouest, ouvre un bureau à Abidjan

by BATIRICImars 22, 2018
@Batirici l'expertise du BTP en Côte d'Ivoire. Grand Abidjan: Haussmann Group, spécialiste de l'aménagement d'intérieur d'espaces professionnels en Afrique de l'Est, lève 1,6 millions d'euros afin de poursuivre son expansion. En 2018, le groupe devrait ouvrir de nouveaux bureaux à Lagos, Abidjan et Accra et n'exclut pas des opérations de croissance externes afin de devenir « le » leader du marché africain d'ici 2020...

Source| La Tribune | 22.03.2018

Hausmann Group Gregorie Schwebig@Crédit AP BATIRICI BTP en Côte d’Ivoire

La Tribune Afrique : De quelle manière votre parcours personnel vous a-t-il conduit à créer HAUSSMANN Group ?

Grégoire Schwebig : Je suis né et j’ai grandi Paris mais je représente la quatrième génération d’entrepreneurs en Afrique. Ma famille était spécialisée dans l’importation et la distribution de pièces automobiles, essentiellement dans les pays francophones. Après une classe préparatoire et une école de commerce, j’ai commencé ma carrière en finances chez Lehman Brothers à Londres puis à la Société Générale à Hong-Kong, où j’accompagnais des clients chinois en Afrique. Cette expérience m’a donné l’envie de m’impliquer davantage sur le continent. En 2011, je me suis expatrié au Kenya. J’ai d’abord travaillé dans un Fonds d’investissement social financé par PROPARCO. J’accompagnais les entrepreneurs locaux dans leurs investissements régionaux. J’ai travaillé sur des entrepôts au Rwanda ou des abattoirs au Kenya par exemple… Ensuite, je suis devenu Directeur financier d’un des plus grands promoteurs immobilier au Kenya, Superiors Homes. C’est ainsi que je suis entré sur le marché de l’immobilier…

Que représente le marché de l’immobilier commercial en Afrique ?

Aujourd’hui, avec une croissance annuelle de 20% du marché immobilier commercial en Afrique, l’émergence rapide d’une classe moyenne et l’intérêt croissant des investisseurs étrangers, nous sommes convaincus que c’est le moment opportun pour se déployer sur le reste du continent et affirmer notre position d’acteur incontournable dans le domaine de l’aménagement d’intérieurs professionnels en Afrique. Après, le marché de l’aménagement d’espace de bureaux reste limité sur le continent même s’il est appelé à se développer…

Hausmann Group @Crédit AP BATIRICI BTP en Côte d’Ivoire

Que représente HAUSMANN Group aujourd’hui ?

J’ai créé HAUSMANN Group en septembre 2014. En 3 ans, nous sommes devenus leaders dans l’aménagement d’intérieur d’espaces professionnels en Afrique de l’Est. Nous accompagnons les multinationales telles que l’Oréal, UBER, Bolloré, Schneider Electric, BASF ou encore Mitsubishi. Nous aidons nos clients à définir leurs besoins, à trouver des bureaux dont on conçoit l’architecture intérieure mais aussi l’aménagement. Nous sommes verticalement intégrés et externalisons très peu. Au niveau opérationnel, cela demande une certaine organisation avec des équipes parfois importantes qui comprennent des architectes d’intérieur, des équipes projets qui élaborent le concept jusqu’aux équipes de chantier qui réalisent les travaux. Nous sommes 114 salariés mais le nombre évolue continuellement. L’entreprise est composée à 80% de personnel africain et notamment de Sud-africains. Nous recrutons 20% de plus que nos besoins réels, ce qui nous permet d’accompagner nos équipes pour les former. Cela a un coût mais cette stratégie favorise la montée en compétence de nos salariés.

Dans quelle(s) région(s) êtes-vous implantés ?

Nous sommes à Nairobi qui est un « hub » régional. Nous accompagnons nos clients dans leur déploiement, aujourd’hui en Afrique de l’Est et demain sur tout le continent… Nous sommes présents à Kampala et à Dar-es-Salam, de façon permanente. Nous avons également une représentation à Kigali et à Lusaka. Nous avons besoin d’assurer une présence localement car le business en Afrique ne se gère pas à distance…

Quelle a été l’évolution du groupe depuis sa création, il y a 3 ans ?

Je suis parti de zéro. Au 1er septembre 2014, j’étais tout seul et nous devrions atteindre 230 salariés d’ici la fin de l’année 2018, avec une volonté de centralisation à Nairobi pour le moment. D’ici 3 à 4 ans, nous voulons être présents sur une dizaine de pays d’Afrique et disposer de la capacité de rayonnement la plus grande possible au niveau continental. Il existe des marchés plus matures comme Maurice, l’Afrique du Sud et le Maroc où nous aimerions nous implanter, dans un second temps. Nous n’excluons pas des opérations de croissance externe sur ses marchés en 2019…

En termes de CA, notre entreprise affiche des résultats encourageants bien que nous ayons subi la crise électorale kenyane de plein fouet ces 6 derniers mois (…) Nous avons connu une croissance à trois chiffres depuis notre création en 2014 et nous enregistrons un CA de 5M€. Nous ambitionnons d’atteindre 20M€ et de devenir « le » leader sur notre secteur d’ici 3 ans. Notre stratégie est de doubler chaque année. Dans ce cadre, la levée de fonds nous donne les moyens de nos ambitions, de lancer des projets sur moyen terme qui nécessitent de lourds financements.

Comment appréhendez-vous la concurrence locale ?

Nous avons relativement peu de concurrents. Il existe des entreprises d’aménagement locales et des agences d’architecture d’intérieur mais notre spécificité repose sur notre offre de service « clé-en-main » : on s’occupe non seulement de l’architecture d’intérieur, de la gestion de projet et de la réalisation. Nous sommes les seuls à offrir ce type de service en Afrique de l’Est à ma connaissance… Nos concurrents n’interviennent que sur une partie de la chaîne de valeur. Nous voulons être un « One-stop-shop » sur la chaîne de valeur mais aussi sur la chaîne géographique.

Travaillez-vous uniquement avec des acteurs privés ou développez-vous des projets avec les pouvoirs publics ?

A ce jour, nous n’avons pas eu l’opportunité de travailler avec les pouvoirs publics. Nous ne la recherchons pas spécialement… Nous ne sommes pas fermés mais nous nous concentrons sur des multinationales ou de très grandes sociétés locales. Actuellement, nous sommes en discussion avec Safaricom ou la Commercial Bank of Africa (CBA).

Vous avez récemment réalisé une levée de fonds d’un montant de 1,6 million d’euros pour accompagner le développement du groupe : quelles sont les prochaines étapes au développement d’HAUSSMANN Group ?

La levée de fonds de 1,6 million d’euros (NDR : Issus du Fonds French Partners, de Business Angels dont Okan Venture et Cordel Robbin-Coker) va nous permettre d’être présents sur les principaux marchés du continent, pour pouvoir négocier au siège-Afrique un accord cadre avec les Directeurs immobilier des grands groupes. A l’Ouest, nous avons identifié la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigéria comme les places fortes. Avec une présence à l’Est, à l’Ouest et dans une moindre mesure, en Afrique australe avec la Zambie, nous pensons également nous implanter au Cameroun ou au Sénégal (…) Nous sommes intéressés par les 1 000 plus grandes entreprises mondiales, il nous faut donc une certaine profondeur de marché, d’où le choix de ces destinations.

Vous avez choisi d’être présents Kigali : le marché rwandais ne va t-il pas être rapidement saturé ?

C’est relatif. En tous cas aujourd’hui, le secteur financier est en plein essor et génère beaucoup d’activité. Il y a également de nombreux évènements et de conférences organisées au Rwanda qui est certes, un « petit » marché mais où il y a très peu de concurrence. De plus, nous desservons Kigali depuis Kampala…

Quel a été l’impact de la crise électorale kenyane sur le marché de l’immobilier ?

L’activité commerciale de Knight Franck, le plus grand acteur immobilier du Kenya – basé à Londres et l’un des plus importants au monde-, s’est contractée de 70% en 2017. De notre côté, nous avons maintenu 10% de croissance pendant la crise. Cela reste correct compte-tenu du contexte.

Avez-vous développé des projets d’implantation en Ethiopie ?

C’est un pays compliqué et nous n’avons pas encore trouvé la formule magique pour pénétrer le marché. Il existe un « boom » dans l’immobilier, contrôlé par le Gouvernement, ce qui suppose de solides relais locaux. Par ailleurs, il existe une forte demande en immobilier résidentiel, davantage que dans l’immobilier commercial pour l’instant… Les opportunités devraient se multiplier d’ici 3 ans, selon nos études. L’opportunité en Ethiopie pour nous, se situe davantage autour du coworking space aujourd’hui.

Quelle est la place du « coworking space » en Afrique ?

Au Kenya, le leader américain REGUS occupe le terrain avec des espaces de travail partagé relativement chers… Nous travaillons sur le sujet et nous réfléchissons à un concept de coworking space au niveau de l’Afrique pour début 2019 (…) Nous réfléchissons aussi aux possibilités en matière de promotion immobilière, de rachat et de rénovation d’immeubles mais nous sommes très concentrés sur notre expansion géographique en ce moment.

Vous êtes le Président de la Chambre de Commerce française à Nairobi : quelle est la place des entrepreneurs français au Kenya ?

Nous sommes peu nombreux mais la communauté française est en très forte croissance. Il y a 15 ou 20 ans, les Français du Kenya travaillaient surtout dans l’humanitaire ou dans le tourisme. Fin 2011 à mon arrivée, nous étions une trentaine d’entreprises françaises au Kenya et en 2017, nous étions une centaine. Nous avons quadruplé notre présence… Par ailleurs, il n’y a plus seulement les poids lourds tel que TOTAL ou Lafarge mais aussi de grosses PME et de jeunes entrepreneurs. Il existe un vrai dynamisme. Le Kenya représente le 3ème encours de l’Agence Française de Développement (AFD) dans le monde aujourd’hui!

La Chambre de Commerce française au Kenya a reçu son accréditation en 2017, nous sommes donc la plus jeune au monde et cela devrait nous permettre d’augmenter la visibilité de la France au Kenya…

Propos recueillis par Marie-France Réveillard.

Hausmann Group @Crédit AP BATIRICI BTP en Côte d’Ivoire


NOTRE HISTOIRE

Nous sommes en affaires pour créer et offrir une valeur réelle pour nos clients, nos actionnaires et notre personnel dans un monde complexe en constante évolution.

Haussmann Group est une société de services professionnels panafricaine spécialisée dans les services immobiliers commerciaux en Afrique depuis 2013.

Depuis notre siège social à Nairobi, nous fournissons des services aux clients dans 5 pays. Aujourd’hui, nous employons 110 personnes à travers l’Afrique pour répondre aux besoins immobiliers locaux, régionaux et mondiaux de nos clients. Notre engagement envers le succès des entreprises va au-delà des résultats et nous sommes un employeur de choix avec l’un des ensembles de compétences les plus talentueux de l’industrie. Les

Notre solide réseau local à travers l’Afrique combiné à notre connaissance intime des besoins de nos clients clients font de nous les partenaires privilégiés des PME et des grandes entreprises nationales. Notre couverture panafricaine et notre compréhension globale des défis Corporates font également de nous un partenaire privilégié pour les groupes multinationaux.

Hausmann Group @Crédit AP BATIRICI BTP en Côte d’Ivoire


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